Les films de David Cronenberg mettent en perspective la relation privilégiée qui s’établit entre la subjectivité et l’existence humaine. Aux yeux de Cronenberg le corps humain est à l’origine de toute expérience subjective car c’est en lui et à partir de son enveloppe charnelle que se déploie la vie du sujet sensible. S’il est exposé à la finitude de son être, comme tous les êtres vivants du reste, le corps humain n’en demeure pas moins un fait primordial, une donnée essentielle pour le cinéaste de la nouvelle chair. Nous proposerons une approche phénoménologique (Merleau-Ponty 1945, Marks 2000, Sobchack 2004) visant à saisir l'unité d'un corpus filmique organique et en perpétuel mouvement. Enfin, l'œuvre fournira matière à travailler la méthodologie de la dissertation.

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